Les bienfaits de la nage à sec

Article du télégramme


À contre-courant, l’un des entraîneurs du CN Brest Jonathan Parouty estime que les nageurs peuvent tirer profit d’une préparation à sec.

Un nageur sachant bien nager doit nager dans un bassin ! Est-ce la peine d’expliquer que les nageurs de haut niveau passent énormément de temps dans l’eau à s’entraîner ? « Il est impossible de retrouver hors de l’eau les sensations qu’on peut avoir dans l’eau. C’est complètement à part (par rapport) aux sports terrestres », explique la Niçoise et ancienne Brestoise Charlotte Bonnet, triple championne d’Europe 2018.




Mais raccord avec l’expression « à quelque chose malheur est bon », l’entraîneur du groupe Elite sprint au CN Brest Jonathan Parouty estime pourtant que le confinement actuel peut être propice aux nageurs.

Travailler la mobilité

« Je n’ai pas envie de crier à la catastrophe et préfère réfléchir aux opportunités que peut générer ce confinement, par exemple travailler sur des points qu’on prend moins le temps de travailler habituellement. La mobilité en est un. J’ai demandé à mes nageurs de travailler les assouplissements et la proprioception afin de pouvoir utiliser l’amplitude maximale des articulations, ce qui permettra d’améliorer les battements et l’angulation. J’en profite également pour échanger avec les nageurs sur leur projet : je pense qu’il vaut mieux qu’ils se projettent sur la saison prochaine plutôt que sur celle en cours afin d’éviter toute frustration ».

Mesurer les impacts

Jonathan Parouty se dit même impatient de voir comment ce travail va porter ses fruits lors du retour en bassin. « On va pouvoir mesurer les impacts de la préparation à sec. Les nageurs vont-ils avoir perdu tant que ça ? Je sais que dans les universités américaines, ils ont tout un travail à sec d’environ un mois. Et puis, à la sortie du confinement, tous les nageurs vont avoir très envie de retourner à l’eau, ce qui peut être parfois répétitif avec cinq heures de nage quotidienne habituellement ».

Responsable des nageurs de 50, 100 et 200 mètres, Jonathan Parouty est conscient que ce travail à sec est davantage valable pour son groupe que pour celui de son collègue Steven Deyres qui s’occupe des nageurs sur les distances supérieures.

« On va voir ce que tout ça va donner. Mais au bout de huit semaines de confinement, il est quand même temps de retourner à l’eau. Moi par exemple, je passe plus de temps sous la douche », rigole-t-il.

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